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Yeah Right! a 23 ans : qu’est-ce que Rick Howard et Girl avaient de différent ?

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Yeah Right! a 23 ans : qu’est-ce que Rick Howard et Girl avaient de différent ?

Planches invisibles, Owen Wilson, Koston en perruque : Yeah Right! (Girl, 2003) a 23 ans. Ce que Rick Howard et Girl avaient de différent, avec les faits.

4 octobre 2026 · 5 min de lecture

Faits sourcés, ligne street 1990-2005.

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Yeah Right! a 23 ans. Planches invisibles, Owen Wilson sur un parking, Koston en perruque : la vidéo de Girl sortie en 2003 se regarde encore en boucle. Et dans le générique, un nom qu’on oublie souvent : Rick Howard, cofondateur de la marque. Alors, qu’est-ce que Girl avait que les autres n’avaient pas ?

Un classique qui ne ressemble à aucun autre

En 2003, Girl Skateboards, avec Chocolate Skateboards, nous lâchait une bombe : Yeah Right!. Réalisée par Ty Evans et Spike Jonze, cette vidéo est vite devenue une référence. On se souvient encore de sa bande-son qui collait parfaitement à l’ambiance, de sa longueur généreuse, et surtout, de ses effets spéciaux. Franchement, on n’avait jamais vu ça dans une vidéo de skate avant.

L’universitaire Duncan McDuie-Ra va jusqu’à la classer parmi les quatre « finalistes » du canon de la vidéo de skate dans son bouquin Skateboard Video. Ça te donne une idée de sa place. Et puis, il y a ce court prologue poignant, un hommage à Keenan Milton, rider Chocolate, disparu en 2001. Un beau geste pour un pote.

Classics: Rick Howard Questionable
Avant Girl : la part de Rick Howard dans Questionable (Plan B, 1992), via Thrasher Classics.

Des effets spéciaux jamais vus dans une vidéo de skate

Dès le générique d’ouverture, tu savais que tu allais voir un truc de fou. Des flip tricks filmés en ultra-ralenti, tellement près du sol que tu pouvais presque toucher les planches. La caméra perso de Spike Jonze, capable de filmer à 100 images par seconde, te montrait chaque mouvement avec une clarté incroyable. On reconnaissait chaque skateur juste à ses shoes, c’est dire la précision du truc.

Mais le gros kiff, c’était les effets sur fond vert. Le passage des « planches invisibles », la « magic board », ou encore les séquences « Skatetrix », ça, c’était du jamais-vu. Ça apportait un vent de fraîcheur et d’inventivité dans le monde de la vidéo de skate. Girl prenait un vrai risque en faisant ça, au lieu de se la jouer sérieux.

Invisible Boards - Girl Yeah Right
Le passage des planches invisibles, tourné sur fond vert.

Le caméo qui a fait marrer tout le monde

Un des moments les plus mémorables de Yeah Right!, c’est ce caméo d’Owen Wilson. Tu te souviens de cette scène sur un parking, avec Rick Howard, Eric Koston et Mike Carroll ? On le voit qui essaie un backside bluntslide sur une rampe d’escalier. Et là, surprise.

Pendant que la caméra regarde ailleurs un instant, Eric Koston, avec une perruque et les mêmes fringues, prend sa place ni vu ni connu, et pose le trick comme si de rien n’était. Puis Wilson revient dans le cadre, comme si de rien n’était. C’était un sketch brillant, plein d’autodérision, qui montrait bien l’esprit de l’équipe Girl : fun, décalé, et pas du tout prise de tête.

Owen Wilson in a Skate Video - Girl Skateboards Yeah Right!
Owen Wilson, Rick Howard, Mike Carroll et Eric Koston sur le parking.

Avant la vidéo : Girl, puis Lakai

Girl Skateboards est née en 1993, fondée par une équipe de choc : Mike Carroll, Rick Howard, Spike Jonze et Megan Baltimore. Carroll et Howard venaient de Plan B. Rick Howard, on l’avait d’ailleurs déjà vu dans la vidéo Plan B Questionable en 1992. Ils ont monté Girl avec une idée bien précise en tête.

Spike Jonze, cofondateur de Girl et coréalisateur de Yeah Right!
Spike Jonze, cofondateur de Girl et coréalisateur de Yeah Right! avec Ty Evans · Photo : Greg2600, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Vingt ans après la création, en 2013, Howard et Carroll racontent que l’industrie du skate n’était pas tendre avec eux. Une fabrique de planches, sous la menace d’une autre marque, a même coupé les ponts avec Girl. Heureusement, Fausto Vitello les a soutenus, en leur faisant comprendre qu’il les couvrirait. En 1999, Carroll et Howard lancent aussi Lakai, leur propre marque de chaussures, pour ne plus dépendre des sponsors. Les premières Lakai sont arrivées en mai 2000, avec les modèles « Howard » et « Carroll » entre autres. Brandon Biebel, qui ouvre Yeah Right!, a d’ailleurs dit en 2012 que Girl et Lakai, c’était un « rêve devenu réalité » pour lui.

Classics: Mike Carroll's Yeah Right Part
La part de Mike Carroll, l’autre cofondateur, dans Yeah Right! (Thrasher Classics).

Yeah Right! a 23 ans : qu’est-ce que Rick Howard et Girl avaient de différent ?

La vraie différence avec Girl, et ce que Rick Howard incarnait, c’est d’abord l’esprit d’équipe et l’humour. Howard n’a même pas de part solo dans Yeah Right! : tu le vois dans le montage des vétérans, aux côtés de Guy Mariano, Rudy Johnson ou Jeron Wilson, et bien sûr dans le sketch mythique avec Owen Wilson. Ça en dit long sur la mentalité : pas de starification à outrance, mais une vraie collaboration et un sens de la dérision.

Rick Howard l’avait d’ailleurs dit en interview en 2000 : « Si on a lancé Girl, c’est en partie pour que les skateurs pros aient un avenir. » C’était une marque montée PAR des skateurs, pour les skateurs. Et ça, ça change tout. Ils ont pris le risque de faire une vidéo drôle, bricolée, pleine d’effets spéciaux inédits et de séquences légères, avec un réalisateur de cinéma comme Spike Jonze, au lieu de se contenter d’une vidéo de skate sérieuse et classique. C’est cet esprit, cette liberté, qui a fait de Yeah Right! un classique et de Girl une marque si à part. L’humour, l’inventivité et la camaraderie, voilà la recette Girl.

Eric Koston en fandangle sur une rampe d’escalier
Eric Koston, dans l’équipe d’origine de Girl en 1993 et dernière part de Yeah Right! · Photo : Humpmcgump, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Et toi, ton meilleur souvenir de Yeah Right! ?

On est curieux de savoir ce qui t’a le plus marqué dans Yeah Right! il y a 23 ans. Les planches invisibles, Owen Wilson, ou la part de Koston ? Dis-le en commentaire.

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