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Andrew Reynolds : The Boss à 46 ans, sobre et toujours sur Thrasher

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Andrew Reynolds : The Boss à 46 ans, sobre et toujours sur Thrasher

De The End en 1998 à sa 5e couverture Thrasher en 2025 : Andrew Reynolds, fondateur de Baker, reste la référence absolue du street skating. Portrait d'une légende qui refuse de vieillir.

13 avril 2026 · 4 min de lecture
Guillaume Martin

Rédacteur skate chez NOSK8. Guillaume couvre les spots, les portraits de skaters et la culture skate française — chaque article est relu et sourcé (fédérations, médias spécialisés, riders).

A vu naitre et mourir 3 generations de pros. Chronique mensuelle.

De Lakeland à Thrasher : la naissance d’un Boss

Andrew Reynolds naît en 1978 à Lakeland, Floride. Une ville sans spots légendaires. Aucun skatepark digne de ce nom. Juste du béton brut, des escaliers et une envie de fuir la médiocrité. C’est cette brutalité de l’environnement qui forgera son style : direct, massif, sans fioriture.

En 1998, il signe son part dans The End de Birdhouse. Tony Hawk est sur la même vidéo. Résultat : c’est Reynolds qui repart avec le Skater of the Year de Thrasher. À 20 ans. Le kid de Floride vient de passer une couche d’histoire sur tout le monde.

Baker Skateboards : l’empire du garage

Carrière

  1. 2000Andrew Reynolds, Baker2G (2000)BakerIl quitte Birdhouse pour fonder Baker dans un garage, avec une bande de mauvais garçons. « Baker2G » sort la même année et pose le ton : du skate filmé cash.
  2. 2003Andrew Reynolds, part Emerica This Is SkateboardingThrasherPart Emerica « This Is Skateboarding ». Le frontside flip dans les escaliers devient la référence absolue du street américain.
  3. 2010Andrew Reynolds, part Emerica Stay Gold (2010)EmericaPart « Stay Gold » : le sommet. Après une descente bien réelle, il revient sobre et skate mieux que jamais.
  4. 2012Andrew Reynolds, Baker Bake And Destroy (2012)Baker« Bake And Destroy » : Baker est devenue la marque la plus culte du street. Des personnages, pas des panneaux publicitaires.
  5. 2019Andrew Reynolds, part Baker 4Baker« Baker 4 » : à plus de 40 ans, cinq couvertures Thrasher au compteur, The Boss skate toujours aussi fort.

En 2000, Reynolds quitte Birdhouse. Pas pour rejoindre une autre marque — pour créer la sienne. Baker Skateboards naît dans un garage avec Jay Strickland, une équipe de mauvais garçons et zéro compromis. Jim Greco, Erik Ellington, Dustin Dollin, Bryan Herman : des riders qu’aucune grosse boîte ne voulait vraiment. Des personnages, pas des panneaux publicitaires.

Baker2G sort la même année. Le ton est posé : pas de musique formatée, pas de sponsors corporate dans le dos, juste du skate filmé cash. La communauté sent immédiatement que c’est différent. Baker devient en quelques années la marque la plus culte du street skating.

Andrew Reynolds
Andrew Reynolds en plein flip, casquette retournée : l’amplitude qui a fait sa réputation. Crédit : Rob Meronek / The Boardr.

La chute et le retour

Ce que les magazines ne montraient pas dans les années 2000 : Reynolds se détruisait. Alcool, cocaine, nuits sans fin. Le style était là, les tricks aussi — mais derrière les caméras, c’était le chaos. Des arrestations. Des matins difficiles. Une vie qui partait dans le mauvais sens pendant que le skate, lui, avançait.

Il décroche dans sa vingtaine. En août 2023, sur le podcast Hawk vs. Wolf, il l’annonce publiquement : vingt ans de sobriété. Pas un détail anecdotique. C’est l’histoire qui explique tout le reste : comment un homme qui aurait pu disparaître comme beaucoup d’autres de sa génération est encore là, à skater trois ou quatre fois par semaine, en forme, présent pour sa fille Stella qui skate aussi.

46 ans et cinq couvertures Thrasher

Mars 2025. Andrew Reynolds est en couverture de Thrasher pour la cinquième fois. Un kickflip wallride. L’amplitude est toujours là. Les épaules toujours carrées au-dessus de la board. Presque un quart de siècle après sa première couverture, et aucune trace de ralentissement visible.

Dans la foulée, New Balance Numeric sort le modèle NB Numeric 933, sa première chaussure signature chez la marque. Après des années chez Emerica, Reynolds rejoint une structure qui lui permet de continuer sur ses propres termes. Le documentaire Regarding Reynolds accompagne la sortie : 20 minutes qui capturent mieux que n’importe quel magazine ce que c’est d’être lui en 2025.

Ce qui frappe dans le doc, c’est la tranquillité. Reynolds n’a rien à prouver, et c’est précisément pour ça qu’il prouve tout. Il skate parce qu’il aime ça. Il skate parce que c’est ce qu’il fait depuis qu’il est gamin à Lakeland. Sobre, plant-based, père présent — et toujours capable de sortir des kickflips que des gars de vingt ans regardent bouche ouverte.

Certaines légendes deviennent des statues. Andrew Reynolds est toujours vivant.

Le frontside flip de Reynolds dans les escaliers, ça reste la référence pour toi ? Balance sa part qui t’a mis une claque. Dis-le en commentaire ↓

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