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La chine rafle tout le podium park
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Championnats d’Asie Skate 2026 — la Corée et la Chine écrasent Meishan

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Championnats d’Asie Skate 2026 — la Corée et la Chine écrasent Meishan

Meishan, 7-12 avril. 172 skateurs, 13 pays, une seule certitude : l’Asie vient d’ouvrir officiellement son propre chapitre dans l’histoire du skate mondial. Et ce que le classement raconte est brutal.

⏱ Lecture : 5 min

Podium des Championnats d'Asie de skateboard Meishan 2026 avec athlètes chinois et coréens

Le premier championnat continental autonome d’Asie

Pendant des décennies, le skate asiatique a existé dans l’ombre des circuits américains et européens. Plus maintenant. Du 7 au 12 avril 2026, la ville chinoise de Meishan, dans la province du Sichuan, a accueilli le tout premier Asian Skateboarding Championships organisé en solo par World Skate Asia.

172 athlètes. 13 pays représentés — de l’Australie à la Malaisie, en passant par l’Indonésie, le Népal, les Philippines, la Thaïlande et bien sûr les géants chinois et coréens. Onze épreuves au programme : park hommes et femmes, street hommes et femmes, plus une série de Game of SKATE. Jamais un événement skate continental en Asie n’avait eu cette envergure sans être greffé à une compétition multisports.

Le message est clair : l’Asie ne veut plus être un simple marché pour les marques américaines. Elle veut son propre circuit, ses propres stars, son propre ADN.

Street : la Corée pose son drapeau sur deux podiums

Les finales street ont livré un verdict sans appel. Chez les hommes, Lee Jun-seung décroche l’or pour la Corée du Sud, devant Wang Tengzhe (Chine) en argent. Chez les femmes, même scénario, même nationalité en tête : Shin Ji-yul ramène un deuxième or coréen à la maison, avec Zhu Yuanling sur la deuxième marche.

Ce n’est pas une surprise si on suit l’émergence coréenne depuis deux ans. Juni Kang a raflé le SLS DTLA Takeover début avril pour son tout premier événement Street League, et il n’est que la partie immergée d’une vague beaucoup plus large. Séoul forme une génération entière de skateurs techniques, propres, capables de tenir la pression d’une finale. Le style y est moins rugueux qu’à New York ou São Paulo, mais la précision y est chirurgicale.

Ce que ça dit du niveau coréen en 2026

Deux ors en street dans le plus grand championnat continental de l’histoire du skate asiatique, ce n’est plus une anomalie, c’est une école. Les skateshops de Séoul poussent comme des champignons, les gamins y passent huit heures par jour, et les circuits amateurs comme Tampa Am valident déjà le pipeline.

Skateur coréen en street skating sur ledge béton, style précis et technique

Park : la Chine signe un podium 100 % maison

Si la Corée a dominé le street, la Chine a écrasé le park. Chez les femmes, le podium est intégralement chinois. Meng Lingyan rafle l’or, Zou Mingke l’argent, Zheng Haohao le bronze. Trois drapeaux rouges alignés sur une même photo — du jamais vu dans l’histoire récente du skate féminin mondial.

Chez les hommes, Chen Ye monte la difficulté de son run final et signe un 88.70, score le plus haut de la compétition park. Propre, puissant, aérien. La Chine investit massivement dans les bowls et les parks olympiques depuis que Tokyo 2020 a mis le skate sur la carte des sports JO — et les résultats arrivent.

🏆 Park femmes — podium intégral Chine

1. Meng Lingyan 🇨🇳

2. Zou Mingke 🇨🇳

3. Zheng Haohao 🇨🇳

Premier sweep 100 % chinois de l’histoire du park féminin continental

La Thaïlande rafle trois golds par surprise

Personne ne l’avait sur son bingo, et c’est pourtant la Thaïlande qui termine avec le deuxième plus gros tableau de médailles : trois ors, deux argents, trois bronzes. Les ors reviennent à Thawatchai Siengung en Game of SKATE hommes open, Atthapol Somaim en Game of SKATE garçons, et Chankao Udomphen, déjà médaillée d’or aux SEA Games, qui ajoute le street filles à son palmarès.

Le Game of SKATE — cette guerre de tricks en un contre un où le premier qui rate perd une lettre — est devenu la discipline signature de l’école thaïlandaise. Technique, psychologique, pure. Et elle paie.

Skatepark moderne en béton avec bowl et ledges, environnement de competition park asiatique

La nouvelle carte du skate mondial

Ce qui s’est joué à Meishan dépasse le simple tableau de médailles. Jusqu’à Tokyo 2020, le skate mondial se lisait sur trois pôles : États-Unis, Brésil, Europe. Le Japon a ouvert la brèche avec Horigome et Yoshizawa, la Corée l’a élargie avec Kang et Shin, la Chine vient de sortir une armée de compétiteurs park, et la Thaïlande s’impose en Game of SKATE. L’Asie n’est plus un satellite — c’est un continent skate à part entière.

Pour les circuits mondiaux, ça change tout. La Street League a déjà ouvert ses portes aux talents asiatiques, et les X Games devront suivre. À l’horizon LA 2028, on ne sera plus surpris de voir un podium olympique avec un ou deux drapeaux rouges, jaunes ou coréens. Meishan a été la première répétition générale.

Pour nous, skateurs européens, le message est double. D’abord, le niveau mondial monte, vite. Ensuite, le skate se démocratise par continents entiers — ce qui veut dire plus de spots, plus de vidéos, plus de marques, plus de styles. La scène asiatique ne va pas remplacer les classiques : elle va les forcer à se renouveler.

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