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Tom penny : le genie qui a fui la hype
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Tom Penny — Le génie de Bristol qui a fui la hype

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Tom Penny — Le génie de Bristol qui a fui la hype

Personne ne le dit jamais à voix haute. Pourtant, dans les commentaires planqués sous les rééditions VHS, c’est partout. Tom Penny est meilleur que la moitié des SOTY que tu as vus défiler depuis vingt ans. Et il a tout fait pour qu’on l’oublie.

⏱ Lecture : 5 min

Tom Penny portrait Bristol skateur Flip Skateboards eS Penny années 90

La fluidité comme religion

Regarde n’importe quel switch heelflip de Penny dans les escaliers. Il ne pousse pas. Il ne grimace pas. La planche tourne comme si elle s’ennuyait. Tu rembobines parce que tu crois avoir loupé l’effort. Il n’y en a pas eu.

À Bristol, à la fin des années 90, Tom skatait MACBA et Lyon avec des chinos baggy, une cigarette coincée entre les doigts et une nonchalance qui rendait Eric Koston presque tendu en comparaison. C’est exactement ce qui terrifiait les autres pros. Tu peux imiter un trick. Tu n’imites pas une démarche.

Le terme steezy existait déjà. Penny l’a juste rendu obligatoire. Avant lui, on voulait gagner. Après lui, on voulait avoir l’air de s’en foutre.

Le contrat refusé qui dit tout

1996. La machine US arrive en Angleterre avec un chèque qui aurait fait flipper la moitié des skateurs pros actuels. Penny le pose sur la table. Il ne signe pas. Il rentre à Bristol. Il continue de squatter chez ses potes, en empruntant des planches Flip Skateboards à droite à gauche.

Personne dans les bureaux US ne comprend. C’est précisément le problème. Penny ne veut pas devenir une marque. Il veut skater quand il a envie, là où il a envie, et disparaître entre deux parts pendant des mois sans que personne sache où il est passé. La rumeur dit qu’il a fait perdre un quart de million à un sponsor en oubliant tout simplement de répondre aux mails.

Vingt-cinq ans plus tard, à l’heure où chaque rider US a sa marque de bonbons CBD et son podcast, le geste de Penny ressemble à une œuvre d’art conceptuelle. Il a refusé d’être ce qu’on l’a supplié de devenir.

Menikmati, 2000 — la part qui a tout dit

éS sort Menikmati en 2000. Fred Mortagne aux manettes. La part de Penny dure quelques minutes. Elle redéfinit ce que beaucoup pensaient possible. Pas par les tricks — d’autres ont fait plus dur. Par la manière de les faire.

Le backside flip à MACBA pose une norme. Ses pieds attrapent la planche au sol comme s’il rentrait chez lui. Pas de bruit. Pas de drame. Juste une ligne droite qui se referme. Si tu n’as pas rembobiné cette part au moins quinze fois entre 2000 et 2003, tu mens.

Zine skate VHS années 90 Flip Sorry Menikmati Thrasher magazine vintage layout

À l’époque, on louait les VHS chez les copains. Trois jours pour rendre la cassette, donc cinq potes qui défilent dans le salon pour la voir avant qu’elle reparte. Menikmati a probablement formé plus de skateurs européens que n’importe quelle école. Penny y joue sans le vouloir le rôle du grand frère qu’on n’aura jamais.

Pourquoi Penny reste insurpassable

On peut citer Daewon Song pour la créativité, Andrew Reynolds pour la pop, Koston pour le sens du spot. Tom Penny, lui, a la chose la plus rare : la décontraction non négociable. Ça ne s’apprend pas. Ça se voit chez deux ou trois mecs par décennie.

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Le drame de l’époque actuelle, c’est qu’on a perdu le droit de disparaître. Un pro contemporain qui ne poste pas pendant deux semaines voit ses sponsors paniquer. Penny lui, disparaissait pendant deux ans. Il revenait sans s’excuser. Et la première ligne qu’il filait à la caméra valait à elle seule trois années de contenu pour algorithme.

Aujourd’hui, des kids de dix-sept ans citent Penny dans les commentaires sans avoir vu la moindre de ses parts. Ils ont juste vu le mot circuler. C’est le statut ultime : devenir une référence partagée par des gens qui ne savent plus pourquoi ils la partagent. Un mythe, pas un athlète.

La prochaine fois qu’un débat « qui est le GOAT » traîne dans un commentaire YouTube, glisse Penny. Tu verras ceux qui ont vu Menikmati hocher la tête. Les autres demanderont qui c’est. Tu sauras qui est qui.

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