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La carte du skate a changé
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Tampa Pro 2026 — Netsuke, Gonzalez et la nouvelle carte du skate mondial

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PAR GUILLAUME

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Tampa Pro 2026

Tampa Pro 2026 — Netsuke, Gonzalez et la nouvelle carte du skate mondial

Le Skatepark of Tampa vient de fermer les portes de sa 32e édition. Le verdict est sans appel : le skate street de compétition a une nouvelle géographie, et l’Europe n’est plus dedans.

⏱ Lecture : 4 min

Tampa, 32 ans de thermomètre du skate mondial

Le Tampa Pro n’est pas un contest comme les autres. C’est le plus vieux stop street du circuit, fondé en 1995, époque où Daewon Song et Rodney Mullen inventaient le skate tech dans des parkings californiens. Trente-deux éditions plus tard, le Skatepark of Tampa reste le meilleur baromètre de la santé du skate mondial.

Du 10 au 12 avril 2026, 61 riders sont venus tenter leur chance sur le park de Tampa. Ce qui en est ressorti, c’est une confirmation de ce qu’on voyait venir depuis les JO de Paris : la carte du skate street a changé. Pour de bon.

Netsuke et la vague japonaise

Kairi Netsuke a signé le meilleur score des qualificatifs du samedi. Shizuoka, Japon. Rider Zero Skateboards, chaussé en Asics. Vingt ans, pas de pression apparente, skating fluide et lisible. Ce qui frappe chez Netsuke, c’est la sérénité. Pas de show, pas de célébration excessive — juste des tricks propres exécutés au bon moment.

Il n’est pas seul. Depuis Yuto Horigome (double médaillé olympique), la scène japonaise produit des riders au calibre international à un rythme inquiétant pour le reste du monde. Ginwoo Onodera venait de réécrire l’histoire du SLS à Sydney il y a moins d’une semaine. Netsuke confirme à Tampa que ce n’était pas un accident. C’est une génération.

Ce qui unit ces riders : une base technique ultra-solide forgée dès le plus jeune âge dans les skateparks couverts du Japon, une discipline de contest hors norme, et une capacité à performer sous pression qui rappelle l’approche des athlètes de haut niveau classiques. Le skate japonais n’est plus une curiosité — c’est le benchmark.

Gonzalez et l’Amérique du Sud en embuscade

Si le Japon domine par sa régularité, l’Amérique du Sud explose par sa créativité. Jhanka Gonzalez, Colombie, Creature Skateboards, Vans — a réalisé le double podium du weekend. Deuxième des qualifs. Premier du Best Trick Independent. C’est la définition d’un weekend parfait.

Derrière lui, Filipe Mota (Brésil) en troisième position des qualifs, et Matias Dell Olio (Argentine) en cinquième. Trois pays d’Amérique du Sud dans le top 5 d’un des contests les plus sélectifs du circuit. Il y a dix ans, ça aurait semblé inconcevable. Le skate colombien, brésilien, argentin s’est structuré en quelques années à peine — skateparks, sponsors locaux, programmes fédéraux — et le retour sur investissement est immédiat.

Le skate est devenu un sport global dans tous les sens du terme. Les États-Unis ont encore Ishod Wair (4e, solide, immense) mais la domination américaine historique du Tampa Pro appartient à une autre époque.

Giraud podium Best Trick, mais l’Europe décroche

Aurélien Giraud est le seul Européen à être monté sur le podium ce weekend. Troisième du Best Trick Independent — une belle performance, un trick propre sur un obstacle technique, la signature d’un rider qui sait trouver son moment. Mais aux qualifs street, il a terminé 24e sur 61. Pas qualifié pour les demi-finales.

Ce n’est pas une critique. Giraud est l’un des meilleurs riders de sa génération, médaillé olympique, skipper de la scène française. Mais le niveau a monté partout, et l’Europe n’a pas encore produit la même densité de riders de contest que l’Asie ou l’Amérique du Sud. Un deck professionnel ne suffit plus — le système de formation autour du rider fait toute la différence.

La question qui se pose maintenant : est-ce que le skate européen va se réorganiser pour produire des riders de circuit, ou va-t-il rester sur sa culture street / free skate qui est sa vraie identité ? Les deux voies sont valides. Mais si la France veut des médailles aux JO de Los Angeles 2028, il va falloir accélérer.

Tampa 2026 a dit ce qu’il avait à dire. Le reste appartient aux riders.

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