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SLS DTLA Takeover
SLS DTLA Takeover — Covell et Kang, 16 ans et déjà patrons
Vendredi 4 avril, Downtown Los Angeles. Le deuxième stop du SLS Championship Tour 2026 a couronné deux gamins de 16 ans devant un Ace Mission Studios sold out. Chloe Covell et Juni Kang n’ont laissé aucune miette aux vétérans. Le message est clair : le skate de compétition a changé de mains.
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Ace Mission Studios : le terrain de jeu parfait
Le SLS ne fait jamais les choses à moitié. Pour ce deuxième stop du Championship Tour 2026, la ligue a posé son course custom en plein coeur de Downtown Los Angeles, dans les murs d’Ace Mission Studios. Un entrepôt transformé en arène, sold out en quelques heures. Le genre de spot où tu sens l’adrénaline avant même que le premier skateur ne droppe.
Dehors, Lowrider Magazine avait garé une quinzaine de bolides rutilants le long du trottoir. Sur scène entre les runs, Paul Wall crachait ses punchlines. Samsung filmait l’intégralité du contest au Galaxy S26 Ultra, une première dans l’histoire du SLS. LA dans toute sa splendeur : béton, bass et boards.
Juni Kang : la révélation venue de Séoul
Si tu ne connaissais pas encore Juni Kang, retiens bien ce nom. Ce gamin de 16 ans débarqué de Séoul vient de signer l’un des débuts les plus fracassants de l’histoire du SLS. Premier contest en Street League, première victoire. Pas de période d’adaptation, pas de round d’observation. Juste de la domination pure.
Sur son dernier attempt, alors que la pression aurait fait craquer n’importe qui, Kang a lâché un trick 9 Club — le score le plus élevé de la journée. Le genre de moment qui fait se lever une salle entière. Après sa victoire au Tampa Am en novembre dernier, la trajectoire est limpide.

Kang a découvert le skate en primaire en 2016 en regardant son meilleur pote essayer. Dix heures par jour sur la board, chaque jour, sans exception. Il a lâché les études par obsession pure. Ses influences ? Chris Joslin pour la puissance, Yuto Horigome pour le style. La Corée du Sud n’avait jamais produit un talent pareil. Avec ses sponsors Nike SB et Red Bull derrière lui, le monde n’a qu’à bien se tenir.
Chloe Covell : 3 sur 3, l’invincible
Côté femmes, le suspense était limité — mais le spectacle, absolument pas. Chloe Covell a remporté sa troisième victoire consécutive en format Takeover. 3 sur 3. Parfait. L’Australienne de 16 ans continue d’écraser la concurrence avec une régularité qui ferait pâlir les vétérans du circuit.
Le moment fort ? Un kickflip massif dans les escaliers du course — le plus gros trick de sa jeune carrière, de son propre aveu. À 13 ans, elle devenait la plus jeune médaillée d’or de l’histoire des X Games. À 16 ans, elle règne sur le SLS sans partage. Son board sponsor April Skateboards, ses trucks Independent, ses roues Bones — un setup de pro confirmé pour une skateuse qui ne fait que commencer.

Daniela Terol et l’Europe qui monte
La vraie surprise de la soirée s’appelle Daniela Terol. L’Espagnole de Barcelone a décroché la deuxième place — son premier podium SLS, à son tout premier événement. Premier contest, premier podium. Tu lis bien. La scène barcelonaise continue de produire des talents bruts, élevés sur les ledges du MACBA et des Sants.
Paige Heyn (USA) complète le podium en troisième position. Mais c’est bien Terol qui a volé la vedette ce soir-là. Actuellement la femme européenne la mieux classée au World Skateboarding Ranking en street, elle vise les Jeux de Los Angeles 2028 avec une ambition non négociable.
Le skate entre dans une nouvelle ère
Deux vainqueurs de 16 ans. Une Espagnole qui débarque et prend la deuxième place d’entrée. Le SLS filmé intégralement au smartphone. Des lowriders garés devant le spot. Ce DTLA Takeover n’était pas juste un contest — c’était une déclaration.
La génération née après 2005 est en train de réécrire les règles. Covell, Kang, Terol — ces noms vont dominer la prochaine décennie. Le skate de compétition n’a jamais été aussi jeune, aussi international, aussi spectaculaire. Et le prochain stop du SLS Championship Tour 2026 promet encore plus de feu.
La question n’est plus de savoir si cette génération est prête. La question, c’est de savoir si le reste du monde peut suivre.
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