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La slappy tue l'ollie en 2026
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Slappy 2026 — comment le trick que tout le monde snobait domine Instagram

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PAR GUILLAUME

Slappy 2026 — comment le trick que tout le monde snobait domine Instagram

Tony Hawk et Mark Gonzales viennent de poser une slappy sur Instagram, et la vidéo a explosé. Heroin Skateboards a doublé son catalogue de boards « old guy ». EA glisse la slappy comme nouveau trick dans le prochain Skate. Le trick le plus low-tech du skate vient de bouffer la place reine. Décryptage.

⏱ Lecture : 5 min

Aux origines : 1991, le trick des oubliés

Avant l’ère du switch heelflip et du tre flip, il y avait la slappy. Mark Gonzales, John Cardiel et Salman Agah en posaient déjà à San Francisco au début des années 90, sur les bordures de Wallenberg, sur les curbs d’EMB. Le principe est simple, presque bête : tu roules parallèle à la curb, tu balances ton truck contre l’arête, le trottoir te porte. Pas d’ollie, pas de pop, juste du timing et une approche un peu folle.

Pendant vingt ans, la slappy a été le trick que personne ne mettait dans sa part. Trop simple, trop « skater du quartier », pas assez de pop pour les contests. Les sections Thrasher la laissaient aux vétérans, Daewon Song préférait le manual, le SLS encensait Nyjah. Le trick dormait dans les plis du skate, gardé en vie par une poignée d’irréductibles : Ronnie Creager, Steve Olson, le crew Heroin Skateboards. Une niche pour les vieux, disait-on.

Pourquoi 2026 — la mécanique virale

Trois forces ont convergé en dix-huit mois. La première : Tony Hawk publie en octobre 2024 une vidéo de tutoriel slappy avec Mark Gonzales dans les rues de New York. La séquence dépasse les vingt millions de vues sur Instagram en une semaine. Le clip ressort tous les deux mois sur l’algorithme — il vit encore.

La deuxième : la vague « old guy skating ». Le compte Heroin Skateboards a vu sa communauté doubler en un an. Ace Pelka, Ronnie Creager, Andrew Allen — la trentaine, la quarantaine — empilent les clips de slappies sur des curbs de quartier. Pas de plaza, pas de gros gap. Juste un trottoir, une paire de trucks Independent et de la wax. Des millions de vues à chaque post.

La troisième : EA Skate. Le reboot de la franchise a annoncé la slappy comme l’un des trois nouveaux tricks signature du jeu. Les développeurs parlent de « game-changer ». Quand un studio californien valorise un trick au point d’en faire un argument de lancement, c’est que la culture mainstream l’a déjà digéré.

Bloc de wax skate sur une bordure de béton — la slappy a besoin de wax

La fin de la dictature de l’ollie haut

Pendant trente ans, le skate a vécu sous une règle non-écrite : si tu ne sors pas un ollie au-dessus du curb, tu ne fais rien. La barre s’est élevée, les bars de plaza ont monté à un mètre, et toute une génération de débutants — comme de quarantenaires qui reprennent — s’est retrouvée bloquée dans le couloir d’apprentissage. La slappy contourne cette dictature. Tu ne sautes pas. Tu glisses contre l’arête, tu charges, tu sors.

Le résultat est politique au sens le plus littéral. La slappy redonne accès au street à ceux que l’évolution technique avait éjectés : les ados qui découvrent, les skateurs des années 90 qui reviennent à 45 ans, les filles qui se font virer du parc par des riders agressifs. Curb-Cover, Slappy Skate Co, Slappy’s Garage : trois micro-marques nées en 2024-2025 sur cette philosophie. Pas de gatekeeping. Une bordure de trottoir et tu existes.

C’est exactement ce que Eric Koston disait récemment : « Le skate qui dure, c’est celui que tu peux faire à 50 ans devant ton garage. » La slappy coche cette case. Pas besoin de plaza Olympique. Pas besoin de body monstre.

Trottoir urbain bas avec skateboard appuyé contre la curb — un spot slappy 2026

Ton setup slappy 2026 — minimum vital

Pas besoin de rebuild ta board. Une paire de trucks Independent Stage 11 en 149 ou 159, kingpin légèrement desserré pour absorber l’impact, hangers usés bienvenus. Ce qui change tout : la wax. Slappy = wax obligatoire, sinon tu bloques sec et tu casses ton genou. Le combo gagnant en 2026 : Diamond Wax ou Curb Candy, appliqué comme un crayon sur l’arête sur 1,50 m de long.

Le spot ? Trottoir 10 à 15 cm, arête propre, asphalte lisse au pied. Tout ce que ta ville a en libre-service. C’est ça, la promesse. Le skate est revenu à ce qu’il était avant que les marques décident que la performance était la seule valeur : un trottoir, un truck, une bordure, et le bonheur idiot d’avoir glissé dessus pendant deux secondes.

Si tu veux sentir la vibe avant tout le monde : sors ton skate, repère la curb la moins fréquentée de ton quartier, mets de la wax. Tu vas comprendre pourquoi Gonz, à 56 ans, en pose toujours. Et pourquoi en 2026, c’est lui le viral.

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