Teenage Rampage #6 — Biarritz, capitale du skate européen ce week-end
140 riders. 15 nations. Un skatepark face à l’Atlantique. Du 16 au 19 avril 2026, le Teenage Rampage #6 transforme Biarritz en épicentre du skate européen under-18. Gratuit, brutal, incontournable.
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La comp qui monte le plus vite en Europe
Six éditions. Six fois que le Skatepark de Biarritz prouve que la France n’a pas à envier les États-Unis pour faire vibrer la communauté skate. Le Teenage Rampage n’est pas un contest de plus — c’est l’événement sous-18 le plus relevé d’Europe, point.
Plus de 140 compétiteurs venus d’une quinzaine de pays descendent sur le Pays Basque pour quatre jours de street skating pur. U13, U15, Open U18 filles et garçons — chaque catégorie a son propre ring. Et l’entrée est gratuite pour les spectateurs. Allez expliquer ça à la SLS.
Chaque édition, le niveau grimpe. Les juges le répètent. Les clips le prouvent. En 2025, des gamins de 14 ans envoyaient des tricks que des pros de 25 rêvaient de poser. Cette année, les paris sont ouverts.
Les riders à surveiller ce week-end
Le casting 2026 est sérieux. Thomas Puig, originaire de Catalogne, a tout ce qu’il faut pour dominer la catégorie Open. Technique, régulier, compétiteur dans les veines. Il est du genre à poser son run en toute fluidité et à laisser les autres se décomposer sur le même obstacle. À surveiller comme le lait sur le feu.
Vincent Milou — le Français dont tout le monde parle depuis deux ans — sera là en guest pour chauffer la crowd. Même chose pour Alan Sanchez, Max Haramboure et Matt Débauché. Biarritz n’est pas juste une étape, c’est une démonstration de force du skate franco-basque face au reste du continent.
N’oublie pas non plus Rodrigue Lamy et Luc Lulka — deux noms qui circulent dans les radars des scouts depuis la saison passée. Ce genre d’event, c’est exactement là que des carrières décollent. Un run propre devant un jury international, c’est parfois tout ce qu’il faut.
Format, cash for tricks et golden ticket
Le format est direct. Huit riders par série. Trois runs d’une minute. Le meilleur score compte. On ne vient pas tourner en rond — on vient poser ou repartir à la maison. La formule cash for tricks vient électriser les sessions best tricks : un trick retenu, c’est du cash dans la poche, immédiatement. C’est ce qui transforme une compète classique en quelque chose d’organique et de féroce.
Les dotations ne sont pas symboliques. 2 500 € par catégorie Open U18 — garçons et filles — plus un paquet de prizes pour les jeunes. Mais ce qui vaut vraiment de l’or, c’est le billet : les vainqueurs U18 décrochent une invitation directe pour FAR’N HIGH et NESKUP, deux events clés du calendrier européen. Un golden ticket. Le genre que personne ne refuse.
Pour les riders qui veulent progresser dans le setup : une planche street solide, des trucks Independent éprouvés, ou des Nike SB qui survivent aux ledges béton.
Au-delà de la compète : le village skate
Le Teenage Rampage, ce n’est pas juste une compète. C’est un village entier qui se monte autour du skatepark. Le 18 et 19 avril, le public peut participer à de la peinture de skate avec Jeremy Schiavo et la marque POSCA, assister à des démonstrations de graffiti avec l’Association Updaters, ou tâter de l’initiation au DJing. C’est ça l’ADN de la skate culture — le sport n’existe pas sans l’art, sans la musique, sans la rue.
Ce que le Teenage Rampage construit depuis six éditions, c’est exactement ce qui manque à beaucoup de compètes institutionnalisées : une identité de terrain. Pas de sponsor principal qui dicte l’ambiance, pas de format aseptisé. Juste du béton, des rails, des kids qui savent ce qu’ils font, et un public qui comprend.
Si tu es dans le coin ce week-end — ou si tu peux y être — vas-y. Parce que dans dix ans, certains de ces gamins seront dans les talks pour les Jeux Olympiques 2028. Et tu pourras dire que tu les as vus poser leurs premiers grands runs sur ce skatepark face à l’Océan.
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