Juni Kang vole la vedette au SLS DTLA — le Coréen de 18 ans fait trembler L.A.
Le 4 avril dernier, Downtown Los Angeles a servi de théâtre à l’un des débuts les plus explosifs de l’histoire du circuit SLS. Wildcard en entrée, score 9 Club en finale, et titre à la clé — Juni Kang n’a pas mis longtemps à faire trembler les foundations du street skating mondial.
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L.A. comme terrain de jeu — Ace Mission Studios
Sold-out. Ace Mission Studios en plein cœur de Downtown Los Angeles s’est transformé en arène street pour le Stop 02 du SLS Championship Tour 2026. Pas un skatepark aseptisé — une architecture urbaine brute, avec ce qui restera comme la signature du spot : un handrail de 20 marches qui a mis chaque run sous haute tension. Chaque tentative sur ce rail, c’était du Royal Rumble version bois et acier.
La formule Takeover du SLS attire les meilleurs : Chris Joslin, Skater of the Year en titre, Jagger Eaton et Nyjah Huston, tous deux médaillés olympiques, Ginwoo Onodera le champion Super Crown en défense. Le plateau était lourd. La réponse du floor a été plus lourde encore.
Juni Kang : le Wildcard qui a tout renversé
18 ans. Séoul. Premier SLS. Et titre. La trajectoire de Juni Kang n’a aucun sens sur le papier — et c’est exactement ce qui en fait un moment historique. Le Coréen entre dans l’événement via le Wildcard Jam, c’est-à-dire en bas de la hiérarchie du jour. Il sort en haut.
En finale, Kang exécute un switch 270 backside lipslide sur le rail qui laisse la salle sans voix. Puis, en dernier run, il enfonce le clou avec un 270 boardslide de haute volée — score de la dernière tentative : 9 Club. Pour référence, le 9 Club désigne tout score égal ou supérieur à 9.0 sur 10 — le club le plus fermé du circuit. Décrocher un 9 Club sur sa dernière tentative en finale de son premier SLS, personne n’avait fait ça depuis Ginwoo Onodera et sa légendaire première saison.
Kang est sponsorisé Nike SB et Red Bull — deux marques qui n’investissent pas dans des noms au hasard. Le circuit mondial le sait maintenant. Le skate coréen entre dans une nouvelle dimension.
Chloe Covell : 3 Takeover, 3 victoires
Si Juni Kang a volé la une, Chloe Covell a confirmé ce que le circuit féminin sait déjà depuis un moment : l’Australienne est inarrêtable sur le format Takeover. Trois participations, trois premières places. Une perfection statistique.
À DTLA, Covell lance un kickflip dans l’escalier qu’elle qualifie elle-même de plus gros trick de sa carrière. Elle a 15 ans. La trajectoire est vertigineuse. Covell incarne tout ce que le street féminin a de mieux à offrir en ce moment — puissance, technique, et une régularité de machine en compétition.
Les autres performances du jour
Du côté du podium féminin complet : Daniela Terol (Espagne) s’offre une deuxième place pour son tout premier SLS — une entrée remarquée dans la cour des grandes. Paige Heyn (USA) complète le podium en troisième position.
Chris Joslin, Nyjah Huston et Jagger Eaton, malgré leurs statuts, n’ont pas trouvé la faille pour contrer la dynamique Kang. Ginwoo Onodera, champion sortant, n’a pas réédité sa magie du titre. La hiérarchie bouge — c’est ça qui est fascinant dans le SLS Takeover format.
La suite : où va le circuit SLS en 2026 ?
Le SLS Championship Tour 2026 ne s’arrête pas à Los Angeles. Le circuit reprend ses stops mondiaux dans les prochaines semaines, avec pour horizon le Super Crown Championship en fin de saison — le vrai titre, celui qui compte sur le long terme. La question est simple : Juni Kang peut-il maintenir ce niveau quand il ne sera plus le Wildcard inconnu que personne n’a scouted ?
Le setup dont il a besoin pour performer au plus haut niveau — des trucks street de compétition, des roues street 52mm taillées pour les rails et le béton — il le maîtrise mieux que personne. Le reste, c’est affaire de régularité sur le circuit.
À suivre de très près.
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